Il se joue avec un ou deux instruments : le « tambour bèlè », fabriqué avec des lattes de tonneaux de chêne ayant servi à vieillir le rhum; et le « Ti Bwa », 2 baguettes de bois qu’on frappe sur l’arrière du tambour.
C’est le « Ti-bwatè » (le joueur de ti bwa) qui donne le rythme de base, tandis que « le Kon’lambi » (coquille de lambi) et le chacha peuvent aussi intervenir.
Les rythmes du bèlè :
– Les bèlè de travail : fouyé tè, rédu bwa, teraj kay, coupé kan-n, manzon-n et gran son.
– Les bèlè de divertissement : bèlè, gran bèlè, bélia, kalennda, danmyé et ladja.
– Les bèlès pour veillées mortuaires : bénézuel, kanigwé, karesé yo, ting bang.
– Les danses la line klè : mabélo, woulé mango.
À ces rythmes s’ajoutent la danse et le chant :
Le bèlè peut être dansé seul, en couple, en groupe, ou encore en quadrille.
Les chants sont en créole et les thèmes développés évoquent des sujets de société.
Déroulement d’une soirée bèlè :
Le chanteur commence et est ensuite suivi par les chœurs les «répondè» (les répondeurs).
Le ti-bwa donne le rythme, suivi par le tambour bèlè. Puis, les danseurs entrent en scène et un dialogue se crée entre eux et le « tanbouyè » (joueur de tambour).
Les répondè donnent la réplique au chanteur et l’auditoire peut aussi participer.
Telle une famille, tous ensemble chanteurs, danseurs et musiciens et public se laissent envoûter par ses rythmes entraînants.
Les soirées bèlè sont l’occasion d’un rassemblement de toutes les générations.